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06/08/2007
Haïkus dans la langue de Rimbaud
Le français est une langue concrète, proche de la terre, qui parle au coeur plus qu'à la raison (etc.), je vous livre donc quelques poèmes courts dans cette langue, qui est à sauver; il faut la garder, non pour l'utiliser bien sûr, mais pour le patrimoine... etc.
Dans l'espace entre eux, surabondante
Clarté dans les nuages
Vol de pigeons
Forte clarté du soleil (dont on ne voit pas le disque) entre les nuages en allant vers Auray, 3 01 2006
Jour faible
Nuages plats fendillés
Bleu si vrai
Entre Brec'h et Landaol, 14h30, ciel entre les nuages, 4 01 2006
Tas d'terre
Soleil bas, courbes
Pour l'enfant sans montagne
Près d'un supermarché de Vannes, 6 01 2006
Gel gris, fin, uni
Entre la terre et son épiderme
Nulle distance
Brec'h, 7 01 2006
Cyprès flottants
L'île de Lerne
Y cache une absence mythique
Séné, 8 01 2006
Le cyprès là-bas
Garde son horreur en réserve
Pour quel tsunami ?
Larmor-Plage, 10 01 2006
Piques droites et bêtes
Tignasse triste et longue
Fenêtre sans pitié pour deux arbres
Larmor-Plage, par la fenêtre on ne voit que les hauts d'iceux, 10 01 2006
Grisâtre, le vent
Sur un axe
Tremblent les palmes
Palmier chez les voisins, 15 01 2006
Cloches d'épines grises
Elégamment
En chandelier mort
Carduus vulgare mort, près du champ, 15 01 2006
17:15 Publié dans Nijadeg barzhonegoù / Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







