05/10/2008

Poésies d'ado (c'hoazh !!)

Ha setu ar re n'em boa ket kaset ar wezh tremenet. Memes stil evit ar re-mañ...
Gratiñ a ran deoc'h ne vo ket mui goude !

Evel ma lâre ma c'helenner matematik en eilvet klas: "le nombre de gens qui visitent mon blog s'approche asymptotiquement de zéro"; èl-se e c'hellin er serriñ, da c'hortoz bout traoù nevez da lâret en-dro !

Méditation hiémale

Un clocher, gris parmi le ciel livide
Des mouettes perdues survolant, telles mes pensées vides
La neige pâle, humide sous nos pieds angoissés de froid
Etouffant sous sa chape les sanglots des sans-toit

Noirs et résignés, les arbres arachnéens,
Défient de leurs milliers de brindilles
Le froid, la boue de la nuit sans fin
Car ils cachent en leur sein toutes les feuilles amies !

O neige, froide comme un cadavre,
Tu laisseras, dis, cet été encore ?
Voler les syrphes ensoleillées, respirer, cet été, les corps ?
Et pousser l'humble graminée, dis, la laisseras-tu ?
Neige berceuse de cadavres,
La vie s'épanouira heureuse, cette fois encore, veux-tu ?

Non ! répond la neige farouche
Toute vie est partie, mon manteau gris s'étale,
Et étouffera tout jusqu'à l'infime mouche
L'heure est venue enfin du néant sépulcral !

(Nag un alexandrin en achumant, touenn !)

Les vents noirs de minuit avaient tu leur tapage
Et la lune aux aurores brillait dans l'azur sage
Les troncs déjà frôlés par les rayons naissants
M'invitèrent à passer sous leurs branches, en passant

Des cris et des senteurs nouvelles m'envahirent
Ce matin, la beauté effaça l'avenir
Rien n'était plus précieux pour moi que ces bourgeons
Dont la poussière verte parait les frondaisons

Le dos contre une écorce je fermais les yeux
Et la corneille noire descendait des cieux
Les fleurs à mon côté frissonnaient de fraîcheur

La lune au sombre étang trempait son reflet pâle
Et tous les sens vibraient dans mon cœur d'animal
Qu'il était simple et beau, le bonheur du marcheur !

Ha neuze unan berr hag uvel, get ur griadenn mod c'hoariva "foeñvet" evit komañs !

Cesse ! Horrible soupir
Ton angoisse étouffe la lyre
Qui parfois en moi vibre au soleil d'été
Tais-toi, frère indigne
Qui renaît à chaque hasard
Laisse-moi me confondre en conscience
A la syrphe, à l'ombelle, à Monet,
Aux lumières des peupliers, à la lune
A la belle danseuse d'un soir

Commentaires

Salut Padrig
domaj vehe serriñ da vlog; danvez a zo da lenn ha da zesk e-barzh; ma peus netra nevez da skrivañ evit ar poent, dont a ray, marteze, a-benn nebeut... Ha da varzhonegoù a zo kaer.
Kalon vat
Christian

Ecrit par : christian | 06/10/2008

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