05/12/2007

Ur sinadeg - Une pétition

Evit ur wezh e lakaan ur sinadeg amañ àr mam blog, pendeogwir eo un dra a-bouez,

Une fois n'est pas coutume, je mets une pétition sur mon blog, parce que c'est particulièrement important,

Ra sino neb en do c'hoant d'ober,

Que signe qui le veut,

http://div-yezh.org/article.php3?id_article=870

Per un cop que bouti ua peticion suu men blog, pramor qu'es d'importancia,

sinatz se voletz,


PS: le texte de la pétition est en français plus bas

lo texti de la peticion que poiretz legir en francès mei baish

A galon,


Coralament,


Cordialement,

06/08/2007

Damoclès

Cette fois-ci, pas de poésie, même si c'est ça l'essentiel, cette fois je vais parler un peu de survie (pour pouvoir continuer à faire de la poésie !); je ne le fais pas en breton mais dans la langue du colonisateur ! J'espère que ce texte vous touchera, si vous n'êtes pas sensibles déjà à cette problématique.

Ar wezh-mañ, barzhoneg ebet, ha neoazh, ar barzhoniezh eo ar penn ! Ar wezh-mañ e komzin deoc'h a dreist-beviñ (evit gellet derc'hel da sevel barzhonegoù !); ne ran ket an dra-se e brzhg mes e yezh an trevadenner. Spi 'm eus e voc'h skoet get an destenn-mañ, ma n'oc'h ket tener dija doc'h an tem-se.








Ce n'est pas facile à imaginer, mais il est clair et on en entend parler en permanence (si on ne met pas de choses dans ses oreilles pour ne pas entendre) du pillage des ressources de la Terre, du changement climatique que l'effet de serre implique, de la diminution des milieux naturels, de la pénurie d'énergie en vue. On commence à le savoir et pourtant, même dans les milieux sensibles à cette problématique, on n'agit pas vraiment en conséquence; pire, on fait en ce moment des choses que nos descendants vont nous reprocher amèrement; par exemple, quand nos descendants se rappelleront des tonnes de kérozène qu'il a fallu pour que tel ou tel individu fasse un voyage express jusqu'en Chine pour X raison; quand ils verront sur photo qu'on illuminait certains magasins toute la nuit , pour personne, … (et là je ne dis que ce qui me vient à l'esprit à l'instant, on peut trouver de bien plus belles horreurs), ils pousseront des hurlements: "Quelle bande de crétins nos ancêtres !"; c'est pour cela je pense que nous serons la risée de nos descendants, si toutefois ceux-ci existent.
Jusqu'ici, nous avions une certaine forme de respect pour nos ancêtres (en dehors du fait que la langue qu'utilisaient certains d'entre eux était considérée comme archaïque et totalement inutile à l'humanité), nous les voyons avec une sorte de bienveillance, ou de condescendance, de tendre moquerie (vu la quantité de travail qu'il leur fallait pour faire la moindre chose que nous faisons maintenant en un clin d'œil, avec toutes nos techniques); mais jamais de haine farouche, nous ne les avons jamais maudits en masse (tel ou tel a peut-être maudit son grand-père, cependant, pour une crasse quelconque qu'il avait fait à la famille dans son jeune temps, mais ceci reste confiné à une famille). Ce sera peut-être différent avec nos descendants. C'est pour cette raison, s'il n'y en a pas d'autre, qu'il serait bon d'enrayer la machine à détruire la planète; l'un des écueils, c'est que le pillage des ressources est depuis un bout de temps inscrit en lettres d'or dans les programmes de nos écoles d'économie, et qu'il a une forte connotation positive (… bien sûr, pas sous l'appellation "Pillage des ressources", mais sous celle, autrement plus sexy, de "croissance").
Notre économie, et je ne vous apprendrai rien, fonctionne massivement sur l'utilisation d'une source d'énergie, le pétrole, qui va se tarir; il y a plein de très bons bouquins (qui j'espère sont lus par les intéressés) qui montrent que notamment l'agriculture est très motorisée et donc dépendante du pétrole, et que par conséquent nous nous trouverons situation très embarrassante quand, avant que la source ne s'épuise, le prix de la denrée va monter en flèche.
Notre vie quotidienne repose sur l'utilisation (en tout cas pour ceux qui peuvent se la payer) d'une voiture individuelle, qui consomme beaucoup également (on parle du pétrole, mais il y a aussi tous les matériaux utilisés pour créer ou réparer une automobile). Et comme les médias poussent des hauts cris quand les ventes en diminuent, ça va continuer. Beaucoup de gens éclairés dénoncent l'abus de la dite voiture individuelle; malheureusement certains s'égarent en décrivant la vie avec l'automobile comme un enfer, et l'automobile elle-même comme un monstre lait; or ce serait trop facile de s'en passer si c'était tout à fait le cas. Le problème est justement que bon nombre de fois nous profitons de la liberté il est vrai sensationnelle de pouvoir se déplacer comme bon nous semble à l'aide de cet outil, de voir du paysage, de voir un(e) ami(e) sans se demander à quelle heure il faut repartir, en ayant la possibilité de mettre des choses dans le coffre, d'aller dans des coins perdus…
C'est pourquoi nous avons du mal à l'abandonner, tout en sachant que nous nous approchons du mur. Et ce qui est vrai de la voiture est vrai pour quantité d'autre choses; nous nous sommes adaptés à un mode de vie, qui, en dehors des mochetés ou des aliénations parfois hallucinantes qu'il comporte, nous offre des miracles de beauté, très accessibles ! Par exemple nous avons à disposition de la bonne musique, diverse (si on ne se contente pas des scies de la radio) et en quantités astronomiques ! Tout ce délice des oreilles, il faudra pourtant s'en passer. Nos ancêtres le faisaient. Oui mais eux, ils n'avaient pas connu cette joie, pour nous c'est une autre affaire; et ne pensez pas qu'il s'agisse d'expier, en quelque sorte, tout ce bonheur des sens que (en tout cas pour ceux qui ont un peu d'argent) nous pouvons expérimenter. Il n'y a rien d'impur à écouter des merveilles du rock, suivie par un disque de chant traditionnel, puis de la musique classique indienne. Non, c'est simplement qu'il nous sera matériellement impossible de continuer ainsi !
Il serait souhaitable qu'au moment de considérer le choix à faire, on voie sans se voiler la face tous les avantages que certaines techniques nous procurent, et qu'on compte de l'autre côté quelle quantité de pillage de la planète ces actes de notre vie quotidienne impliquent. Et ensuite abandonner certaines choses sans regret. Le jour où nous aurons enfin compris qu'il faut abandonner certaines choses (si ce n'est pas trop tard), on assistera sans doute à la mise en place d'une idéologie (c'est nous mêmes qui la mettrons en place, ne faites pas les effarouchés) pour nous aider à avancer sur ce chemin, et qui nous fera faire des bêtises sans doute; c'est humain.
Pour finir, je vois que devant les effets du changement climatique, ou les effets de la pollution et autres dégâts que nous occasionnons, nous avons toujours tendance à envisager des solutions techniques, et à les trouver. L'ennui, c'est que pour réaliser ces solutions techniques (exemple: faire une digue pour protéger une ville de la montée des eaux), il nous faudra beaucoup d'énergie (exemple: du pétrole pour les bulldozers qui construiseront la digue), or c'est justement cette énergie qui risque de manquer sous peu. Ce genre de considérations est un peu inquiétant pour tout dire. J'espère que j'ai mis le doigt sur le caractère crucial de la question énergétique. Pour ne pas paniquer, il serait bon de s'unir face à ces problèmes délicats. Or ce n'est pas sûr que nous en prenions le chemin (suivez mon regard, vers le pôle Nord par exemple).
Je vous fais peut-être flipper, mais après tout, c'est normal: c'est flippant.

01/07/2007

Xavier Darcos

Voilà ce que c'est quand on méprise une langue et qu'on considère qu'elle n'est bonne que pour dire des choses élémentaires... qu'on considère que ce n'est pas important si les jeunes ne la parlent pas... je reproduis ici un communiqué de L'UGB, Unvaniezh ar Gelennerion Brezhoneg (Union des enseignants de breton)

Xavier Darcos prépare l’enterrement de l’enseignement bilingue breton-français au collège

Le ministre de l’Education nationale s’apprête à prendre un arrêté fixant les objectifs en breton, catalan, basque,... de fin de primaire des filières bilingues. Ces objectifs sont situés au niveau A2 du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues qui sert de document de base pour l’enseignement des langues en France, ce niveau est qualifié dans ce cadre de niveau intermédiaire ou de survie. On demandera aux élèves de CM2 d’être capable d’avoir « des échanges très brefs même si, en règle générale, ils ne comprendront pas assez pour poursuivre une conversation».

On voit mal, dans ces conditions, quel pourrait être l’avenir de l’enseignement bilingue dans le secondaire où les élèves sont sensés suivre la moitié de leurs cours, notamment de mathématiques ou d’histoire géographie, dans cette langue.

Nous assistons donc à l’élimination pure et simple de l’enseignement bilingue par l’Education nationale et son ministre actuel, M. Xavier Darcos. L’UGB, l’union des enseignants en breton, s’insurge contre la sape d’un travail réalisé depuis trente ans en Bretagne et qui répond aux attentes des Bretons : plus de 11000 élèves sont inscrits dans les différentes filières de l’enseignement bilingue et leur nombre croît fortement chaque année. Nous demandons la révision de ce texte et l’adaptation des objectifs en langue bretonne en fin d’école primaire aux exigences de l’enseignement secondaire bilingue breton-français.



Gwenole Larvol,
président d’UGB,
l’union des enseignants en breton

09/05/2007

petit conte en français

Salud deoc'h tout an dud !

Setu un tammig kontadenn e galleg am eus kavet... am eus kavet... evit lâret ar wirionez em eus hi skrivet.

Komz a ra a draoù a vremañ...

Padrig

Les deux voitures et le mur.

C'est l'histoire de deux voitures et d'un mur. Au loin, mais on pouvait le voir avec de bonnes jumelles, il y avait un mur, un mur pas si haut que ça, mais suffisament pour empêcher les gens de rejoindre les arbres derrière, et suffisamment solide pour faire très mal à quiconque serait entré dedans à pleine vitesse. Deux voitures se dirigeaient vers le mur. Dans l'une, la conductrice parlait avec les passagers et demandait leur avis sur la route à prendre; selon les dires de l'un ou de l'autre la voiture faisait un écart pour voir tel ou tel endroit sur la route. De plus le véhicule n'était pas au point.... Mais il avançait tout de même dans la direction de l'alignement gris de béton.
L'autre voiture était un modèle de luxe parfaitement rodé. Le conducteur, habile et sûr de lui, allait droit devant. Les personnes qui étaient dans son véhicule, bien sapées, racontaient des blagues idiotes avec le conducteur, mais aucun ne contredisait vraiment le pilote. Et l'automobile de luxe filait à toute allure vers l'édifice livide.
Dans lequel des deux véhicules, croyez-vous, était monté, une heure auparavant, Yann de Nousautres, la bouche en cœur ?

03/05/2007

Penngwenn bras / Grand Pingouin

medium_grand_pingouin.jpg


Ha setu ar skeudenn gentañ em blog; ar penngwenn bras, ur spesad dispariset; bras e oant, hag un tammig zo n'eus ket mui anezhe er bed-mañ (fin an XIXvet kantved ma 'm eus soñj mat). Mes ur bochad loened bihannoc'h o deus ar memes planedenn er prantad-mañ; petra emaomp é c'hortoz, e-raok gober un dra bennak ? Ma ne vo ket mui frikorneg erbet da skouer ?