20/09/2008

Poèmes adolescents - Barzhonegoù ur goujard

Setu e krogan amañ ur rummad get un nebeut barzhonegoù am boa savet e galleg pa oan er lise.

Un dra zo: o stil n'eo ket personel tamm ebet ! Klaskit a-barzh levezonioù pe zoken tammoù frazennoù a Rimbaud ha Verlaine ! An temoù, un tammig muioc'h marse, ha c'hoazh... Tañvait int ur sort, èl mand int, ma touchont ho kalon e vo brav, ha n'eus ket afer a glemm.

Voici une courte série avec des poèmes que j'avais écrits en français quand j'étais au lycée.

Leur style n'est pas du tout personnel ! Cherchez dedans l'influence, voire des bouts de phrases, de Rimbaud et Verlaine ! Leurs thèmes, un peu plus peut-être, et encore... Goûtez les quand même, tels qu'ils sont, s'ils touchent votre coeur ce sera bien, et il n'y aura pas à se plaindre.

Dans l'immobile pâleur d'un triste paysage
Vibre un grand peuplier aux branches dénudées
Tandis que dans l'allée les arbres sans plumage
Sentent monter en eux les feuilles de l'été

Pourtant la basilique à face de rocher
Imperturbablement sonne les heures usées
Et les heures torrides et les heures de glace
Et jamais ne frémit au frêle oiseau qui passe

Les secondes s'effacent et le chêne gravit
Malgré les noirs hivers et la mélancolie
L'échelle d'air pesant vers un ciel trop rêvé

Le souffle du printemps perce l'âme transie
Diffuse et éparpille ses touffeurs de prairies
Mais, sans comprendre, l'homme a perdu les étés



Les flûtes

Flamboyez flûtes violettes, en peintures inouïes,
Sur la toile de ma vie
Eclaire, douce flûte blanche, les visages songeurs
D'une mélodie amie évapore leurs peurs.
O belle flûte verte, étincelle
Parmi le mystère des bois, sois ma fidèle
Illuminez, flûtes oranges, la fête colossale
Et les danses endiablées, de trilles infernales
Flûte bleue qui scintille dans la mousse
Chante fraîche fille si douce
Toi qui luis dans l'air du soir
Quand tournoient les désespoirs
Viens vers moi ma flûte noire


Les épis

Le soleil se dérobe parmi les nuées roses
Répandant sur mille gouttes de rosée
Son éclat pâle et frais
Et dessinant aux arbres lointains et dépouillés
Des silhouettes noires aux fragiles contours
Le clocher massif émerge des brumes champêtres
Qui serpentent entre les haies et les bosquets
Et d'où sortent parfois des passereaux songeurs
Survolant lentement les herbes assoupies
Les graminées humides renfermant en leur sein
Les épis vainqueurs, rois de l'été prochain